
« Les hommes détestent tellement les femmes. Avec le couple, ils ont inventé une autre forme d’oppression qu’ils ont appelée : amour. » C’est en substance ce qu’assène la narratrice de Jewish cock, roman explosif de la féministe allemande Katharina Volckmer. Une phrase qui résume bien la nouvelle création de la performeuse et metteuse en scène brésilienne Carolina Bianchi. Après avoir simulé son propre viol sur scène pour dénoncer la violence machiste, elle s’attaque désormais à la complicité masculine qui rend possible cette hégémonie. Le deuxième volet de sa trilogie Cadela Força interroge : qui sont les amis des abuseurs ? Quelle est l’histoire de cette loyauté, brotherhood en anglais ? Jusqu’où peut mener cette solidarité indéfectible ? L’affaire Mazan y répond en partie : on peut vendre sa femme sur les réseaux sociaux sans qu’aucun homme ne trouve bon de nous dénoncer.
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