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Les objets de culte arrachés à l’Afrique pendant la colonisation fascinent les collectionneurs occidentaux. En plein débat sur la restitution du patrimoine spolié, passionnés et antiquaires continuent d’acheter et de vendre ces pièces controversées. Rencontre avec ceux qui se rêvent en explorateurs de cette « Afrique authentique » qui n’existe que sur le marché de l’art.

« Je suis venu récupérer ce qui a été volé entre 1880 et 1960 pendant que les femmes et les enfants d’Afrique se faisaient massacrer. » Béret noir vissé sur la tête, Mwazulu Diyabanza déclame un monologue dans les couloirs du Quai  Branly. Il franchit le cordon de sécurité, enjambe une statuette sacrée et tente de la dévisser de son socle. « Nul n&r

« Je suis venu récupérer ce qui a été volé entre 1880 et 1960 pendant que les femmes et les enfants d’Afrique se faisaient massacrer. » Béret noir vissé sur la tête, Mwazulu Diyabanza déclame un monologue dans les couloirs du Quai  Branly. Il franchit le cordon de sécurité, enjambe une statuette sacrée et tente de la dévisser de son socle. « Nul n’a le droit de prendre ce qui appartient au peuple africain ! C’est notre patrimoine qui a rapporté des millions à l’Europe ! » La statuette résiste un long moment mais finit par se décrocher. L’homme la charge sur son épaule et se dirige vers la sortie. Les agents de sécurité lui barrent la route, mais il est déterminé : ce poteau funéraire Bari « rentrera à la maison ». Cette action spectaculaire, Mwazulu Diyabanza la reproduira au Musée d’Arts Africains, Océaniens, Amérindiens de Marseille et au Musée royal de l’Afrique centrale à Bruxelles. En quelques mois, il devient l’ennemi numéro 1 des institutions européennes. Lors d’une rencontre organisée la veille de son procès pour « tentative de vol aggravé » au Louvre, l’activiste cible les collections privées, restées dans l’angle mort du recensement des « objets suspects » : « Il faut livrer en pâture tous ceux qui ont participé à ces pillages monstrueux, les hommes et femmes d’affaires, les responsables politiques. » Les amendes qui s’accumulent et l’interdiction de s’approcher des lieux d’art n’empêchent pas son collectif Unité Dignité Courage de poursuivre le combat : le respect des droits fondamentaux des Africains passe par la restitution directe et sans condition de leur patrimoine, au même titre que l’abolition du franc CFA et le retrait des troupes françaises du Mali.

 

À l’autre bout du spectre, du côté des marchands d’art et des collectionneurs européens, les coups d’éclats de Diyabanza font sourire, tout au plus. La souveraineté des peuples africains n’est pas leur problème. L’art est un bien universel, point barre. « Avant, on était considérés comme des farfelus ouverts sur le monde et antiracistes, aujourd’hui, on serait d’affreux néo-colons ! » Sous les regards froids des statues en vente dans sa galerie parisienne d’arts anciens d’Afrique, d’Océanie et des Amériques, Bernard Dulon s’en remet à la philosophie d’André Malraux. Le porte-parole de l’influent Collectif des antiquaires de Saint-Germain-des-Prés noie le « petit problème idiot des restitutions » avec habileté : « Convenons que la mécanique qui transforme un objet de culte en une œuvre muséale est une invention occidentale. Imposer à l’Afrique une vision patrimoniale [pour leur rendre des œuvres - Nda] pourrait alors passer pour une manœuvre néo-colonialiste, une fois de plus déguisée sous les atours de la générosité. » Ni humanistes ni pilleurs invétérés, contrairement au célèbre ministre, ses clients projettent sur ces objets rituels leur fantasme d’Afrique « authentique » à préserver. À l’heure de rendre aux États africains leurs biens cultuels conservés dans les musées français, peut-on continuer à acheter ceux qui circulent sur le marché de l’art ? Dans le milieu concurrentiel des collectionneurs, où l’on préfère garder l’anonymat et ses trésors à l’ombre, certains ont accepté de se livrer sur la passion qui les lie à ces œuvres controversées.

 



La beauté à l’état pur

 

C’est une routine presque maladive : à chaque retour de voyage d’affaires, Guy Porré change la disposition des œuvres « d’art primitif » qu’il expose partout chez lui, au Cambodge ; pays où il se félicite d’avoir établi l’une des plus grandes plantations de poivre, assortie d’une école pour les enfants de ses ouvriers. L’entrepreneur belge aime passer de l’Afrique à l’Océanie comme on passe du salon à la cuisine. Loin du caprice de décoration, il chérit les œuvres qu’il achète comme ses « maîtresses ». « J’aime la dernière un peu plus que la précédente. Avec les objets, c’est pareil : quand je les vois, j’ai envie de les posséder, lâche-t-il dans un éclat de rire. Je ne suis pas attiré par des formes ou une civilisation précises : je m’intéresse à une ethnie et quand je considère en avoir fait le tour, je passe à autre chose. » Comme la plupart des collectionneurs que nous avons rencontrés, Guy Porré ne s’explique pas vraiment cette passion qui le dévore depuis une trentaine d’années. « Coup de foudre », « choc esthétique », « fascination irrationnelle » : tous décrivent une émotion fulgurante et irrésistible face aux œuvres rituelles. En quarante ans de collection, le psychiatre Robert Neuburger bute encore lorsqu’il s’agit de sonder sa propre manie : « C’est très curieux. Je dirais que c’est un échange de regards entre moi et l’objet. Si j’hésite, je n’achète pas. » Les cultures auxquelles appartiennent ces pièces ne l’intriguent pas. De toute façon, les sculptures deviennent « des membres de sa famille » une fois installées dans ses vitrines, à Genève. Si le médecin affectionne particulièrement celles du Cameroun, c’est parce que leur esthétique lui rappelle l’art expressionniste allemand qu’il n’a pas les moyens d’acheter. De manière générale, qu’il s’agisse d’un masque Fang ou Gélèdé, d’une statuette Lobi ou Baoulé, d’un poteau funéraire Bongo ou d’un fétiche Fon, c’est avant tout pour leur « beauté » que ces objets sont convoités. « Lorsqu’on les regarde, on est obligé de s’immerger dans une analyse stylistique et émotionnelle. On cherche à reconnaître la patte d’un sculpteur... Il est difficile de retrouver la trace de l’artiste dans une tradition orale », note pour sa part Bernard Dulon, personnalité respectée pour ses connaissances en arts anciens d’Afrique, d’Océanie et des Amériques. « Ça fait travailler l’esprit et suscite un imaginaire. Effectivement, ça demande plus de réflexion que d’acheter un Picasso de 1933 ! » Autant de zones d’ombres qui propulsent ces objets rituels dans ce que l’art aurait de plus universel : « La seule langue, c’est l’émotion », insiste-t-il. 

 

Derrière cette « beauté intemporelle », ce sont pourtant des critères ethniques qui prévalent. En quelques mots, empruntés à Guy Porré : « Il faut que la pièce ait été faite par un Africain, dans sa région, avant l’époque coloniale. Et surtout, qu’il y ait des traces d’utilisation rituelle. Si l’artiste n’a jamais vu un Blanc, l’objet est probablement authentique. » Un raisonnement qui se traduit sur les étiquettes que le marché plaque sur ces œuvres : « art nègre » puis « primitif », « premier » et enfin « tribal ». Qu’un masque ait été porté par un danseur lors d’une cérémonie religieuse ou qu’une statue ait subi différentes libations, une « belle pièce » se remarque à sa patine : plus les croûtes de séchage sur le bois ou la terre cuite sont épaisses et composites, plus longue a été la vie de l’objet avant d’atterrir entre les mains des Occidentaux. C’est la preuve de son « authenticité », un mot magique qui traîne sur les lèvres de l’amateur éclairé et qui dénoue les bourses. « C’est ce fameux art que les Européens pensent être les seuls à percevoir, comme si la beauté de ces pièces avait surgi accidentellement de la main qui les a créées », résume Marie-Cécile Zinsou avec une ironie consternée. L’historienne de l’art dénonce le mythe d’un continent sans histoire écrite ni conception politique. « Contrairement aux arts sacrés, les objets royaux plaisent beaucoup moins aux collectionneurs, parce que ça ne cadre pas avec l’idée du bon Africain qui va puiser de l’eau à 15 km de chez lui. » C’est ainsi que son père Lionel Zinsou, homme d’affaires et ancien Premier ministre du Bénin, a découvert par hasard le Trône du roi Béhanzin dans une galerie parisienne. Un symbole de puissance et de résistance à la colonisation qu’il a pu rapporter au pays. 


« Dans les ventes, les pièces sont polies ou retravaillées pour les rendre plus esthétiques. Alors qu'un objet vaudou, on ne peut pas y toucher tant il y a de couches sacrificielles. »



Le faussaire, le dupe et le recéleur

 

Avec des records de vente chez Drouot et Sotheby’s,  Paris conserve son titre de « capitale des arts primitifs » malgré les débats autour du patrimoine spolié. Cette Afrique édénique qui survivrait à travers ses objets de culte s’invente dans les salles des ventes. Aux colons qui rapportaient des chefs-d’œuvre de leurs expéditions succèdent des amateurs à l’œil aiguisé qui les traquent et se les refourguent sur un marché interne. De ce côté-ci de la Méditerranée, marchands et collectionneurs tombent d’accord : l’Afrique contemporaine n’a plus de trésors à offrir. « Les Africains sont de très bons commerçants, ils ont écumé tout ce qu’ils pouvaient vendre et sont devenus des faussaires de génie !, croit savoir Robert Neuburger sans même avoir voyagé sur le contient. On peut encore trouver de bons objets lorsque ceux-là viennent de régions plus reculées, auxquelles les marchands et les collectionneurs ne s’intéressaient pas. Mais au Bénin, on a commencé à faire des faux dès le XVIIe siècle. » Bernard Dulon, dont l’expertise est prisée jusque dans les tribunaux, abonde : « On est complètement coupés des sources locales depuis des années. Après la dégénérescence culturelle qu’a vécu l’Afrique entre la fin du XIXe et le début du XXe siècle, les sculpteurs traditionnels et leurs descendants ont fait des copies pour les vendre aux Blancs qui les payaient cher. » La clientèle s’inquiète davantage de la prolifération de « copies d’aéroports » sur le marché que de savoir comment les œuvres ont été « collectées » dans leur pays d’origine. Les certificats d’authenticité délivrés par les experts, qui sont aussi les marchands, se contentent généralement d’informer sur le circuit occidental de la pièce, son « pedigree ». Le nom du collectionneur remplace celui de l’artiste – souvent inconnu – et légitime sa commercialisation. C’est ainsi qu’une fois l’objet entré sur le marché de l’art européen, son histoire n’éveille plus de soupçons. 

 

Ce système maquille le « recel d’œuvres pillées » et la « falsification de l’histoire ». Thomas Bouli, urbaniste et représentant du centre de documentation Afrique Loire, en est convaincu. Le débat sur le patrimoine spolié ne fait qu’accentuer la fraude : « Aujourd’hui, les salles des ventes polissent leur stratégie en choisissant des objets qui ne sont pas ostensiblement contestables et en éliminant les collectionneurs dont le lien avec les pillards est clair. Mais les antiquaires sont piégés par leur propre langage commercial puisque tous les objets anciens sont suspects ! » Et les acquéreurs en sont les dupes. Les butins de guerre s’écoulent sur le marché de l’art avant d’atterrir dans les collections publiques, même cinquante ans après la convention de l’Unesco contre le trafic des biens culturels. L’association Afrique Loire ne se revendique pas « pro-restitution ». Ce fût néanmoins l’une des premières à tourner les projecteurs vers les collections privées en s’opposant publiquement, l’an dernier, à la vente d’un ensemble d’objets chez Salorges Enchères. Trois cent « armes courtes » présentées comme des « souvenirs » rapportés par l’abbé Le Gardinier au début XXe siècle et Alfred Testard de Marans à la fin du XIXe siècle. « Certains de ces objets sont sacrés, rectifie Thomas Bouli. On nous a fait croire que ces hommes étaient de simples vacanciers, alors que l’un était missionnaire colonial et l’autre un responsable de guerre qui a organisé le corps expéditionnaire au Dahomey ! » L’action, appuyée par l’État béninois, a poussé le ministère des affaires étrangères français à faire retirer du catalogue une trentaine de pièces originaires de ce pays. Thomas Bouli est loin d’être soulagé par cette victoire en demi-teinte : à ses yeux, les promesses de restitutions dopent le « lobbying » des marchands d’art qui ont intérêt à écouler leurs stocks au plus vite. L’État a le pouvoir d’encadrer les institutions muséales, mais son action s’arrête là où commence la propriété privée. 

 




Du pillage au commerce équitable

 

Certains objets de culte ont l’aspect encore trop « sauvage » pour circuler sur le marché occidental. « Ce qu’on a collecté en Afrique plait esthétiquement aux Européens, avance Bernard Dulon. Mais les fétiches qui sont des mottes de terre avec une plume au-dessus, il faut bien dire qu’on les a laissés sur place. » Et ce pour le plus grand bonheur de Marc Arbogast qui se targue de posséder la plus importante collection d’objets vaudou ouest-africains au monde : « Les pièces que vous retrouvez dans les ventes sont presque toujours polies ou retravaillées pour les rendre plus esthétiques. Alors qu’un objet vaudou, vous ne pouvez pas y toucher tant il y a de couches sacrificielles. Ceux-là ne sont pas exposés comme les autres, il faut aller chez un sorcier pour les trouver. » L’ancien PDG des brasseries Fischer-Adelshoffen cultive une image d’explorateur savant à travers le musée privé qu’il a ouvert en 2015, à Strasbourg. C’est là qu’il expose son millier de pièces directement prélevées auprès des « bokonos », l’équivalent des prêtres, par lui-même ou des intermédiaires locaux. Ce grand chasseur, dont l’enfance a été bercée par les récits de Tarzan, raconte ses collectes comme des aventures : celles d’un Blanc et de son épouse, bénévole à Médecins du monde, pourvoyeurs de nourriture et de médicaments dans les villages de brousse. Son récit s’emballe et c’est sans aucune réserve qu’il replonge dans ses souvenirs de safaris, au sortir de la colonisation : « La chasse m’a permis d’avoir des contacts pour trouver les objets. Quand vous tirez un buffle par exemple, vous allez voir le chef pour lui offrir : les gens sont heureux, tout le village vous suit avec des calebasses sur la tête pour aller le découper. Si vous revenez quelques années plus tard vous êtes le bienvenu, forcément : ils s’imaginent que vous allez leur donner de la viande. J’ai l’impression que les gens vivaient mieux à cette époque, c’était tellement ouvert, absolument merveilleux ! » Au « musée vaudou », des massacres d’antilopes et un lion naturalisé cohabitent avec une divinité Kelessi – composée d’os de chevreaux, d’huile de palme et de tissus – que le personnel arrose régulièrement de gin pour la maintenir en activité selon la coutume. Les statues du Panthéon vaudou, les amulettes et autres pièces sacrées – dont trois crânes humains – sont mises en scène avec une rigueur ethnographique. L’industriel a lui-même participé à une centaine de cérémonies rituelles : « Il faut que les bokonos voient que vous êtes réellement intéressé par le vaudou. Ce n’est pas seulement une question d’argent. Il est d’ailleurs plus facile de négocier un fétiche avec une vingtaine de moutons et quelques caisses de bières qu’avec des billets. » Marc Arbogast le jure, il ne revendra jamais les vaudous dont il veut se séparer : il préfère les détruire plutôt que de laisser un commerce se structurer en Europe. « Si les Africains se rendent compte que ces pièces ont de la valeur, moi, je n’arriverai plus à en collecter. » Il faut dire qu’à ses débuts dans les années 1970, les touristes occidentaux n’avaient qu’à se baisser pour ramasser les « fétiches » abandonnés au bord des routes, au rythme de la christianisation forcée des populations. 

 

Dans le cercle des collectionneurs occidentaux, on ne refait pas l’histoire mais on la rend plus vertueuse. « La plupart des œuvres n’ont pas été volées mais acquises dans des conditions d’échange tout à fait normales, soutient Guy Porré, le planteur belge de Kampot. C’était du trading. » La loi de l’offre et de la demande justifie bien des bavures, et ce même après la décolonisation. « Le pillage systématique s’organise à travers cette logique », soutient l’activiste Mwazulu Diyabanza qui met en cause la corruption de certains dirigeants africains autant que la « bonne foi » des humanitaires et de ceux qui prétendent œuvrer pour la sauvegarde du patrimoine mondial. « On n’est pas contre la circulation de l’art, mais le système de prêt lancé par Jean-Marc Ayrault ne change rien au fait que les œuvres restent la propriété de la France ou de ses collectionneurs. » Fonder un musée privé au Bénin a permis au Collectif des antiquaires de Saint-Germain-des-Prés d’acheter sa respectabilité : depuis 2015, les marchands français y déposent, en bons usuriers, des objets royaux, notamment ceux qui ont été retirés de la vente aux enchères de Nantes... Quelques années auparavant, lorsque la Fondation Zinsou avait inauguré l’exposition Collectionneurs du Bénin, héritages africains à Cotonou, Marie-Cécile Zinsou s’était étonnée de voir débarquer des particuliers et des responsables d’institutions culturelles européens prêts à dégainer les chèques : « Comme quoi, il doit encore y avoir quelques pièces intéressantes en Afrique ! J’étais très mal à l’aise que des musées aussi importants se permettent de venir faire du shopping, ce qu’ils n’auraient pas osé faire si l’exposition avait eu lieu à Genève. Tous les collectionneurs béninois ont fermement refusé les offres : c’est leur patrimoine qu’ils protègent. » L’événement avait justement pour vocation de casser les clichés occidentaux d’un continent sans histoire – parce qu’incapable de l’écrire – ni richesses – parce qu’incapable de les garder –, qui finissent par coloniser les esprits de la jeunesse africaine. « Si on renvoie ces œuvres en Afrique, on sait très bien ce qu’il va se passer, il ne faut pas être naïf : vous rendez des objets authentiques et huit jours après, les originaux sont déjà revendus aux États-Unis et remplacés par des copies. » Robert Neuburger et les autres collectionneurs n’en démordent pas. Depuis que le gouvernement français envisage de rogner dans les collections publiques pour rendre des œuvres au Bénin et au Sénégal, ils se passent le mot : plus question de faire de donation aux institutions. Marc Arbogast, lui, n’a pas à se poser la question : ses objets vaudous ne sont pas mis en cause, tandis que sa collection « d’art premier » a brûlé dans l’incendie de sa maison. « C’est dommage, j’avais des pièces absolument extraordinaires, on ne peut pas les refaire celles-là ! Je pensais être plus attristé que ça, mais enfin bon... »


Orianne Hidalgo-Laurier