arts visuels pluridisciplinaire

Les expos septembre-octobre 2017

Les mois indiciplinaires de Mouvement.net


04/09 > 31/10/2017 -PARTOUT EN FRANCE

Propositions culturelles à se jeter derrière la cravate 

Par La rédaction de Mouvement |

 

 

CYCLE COSMOPOLIS

Collective intelligence, du 18 octobre au 18 décembre au Centre Pompidou, Paris

Arquitectura expandida, Bogota, 2016

Avec le cycle d’expositions Cosmopolis, le Centre Pompidou s’engage dans un dialogue des savoirs, transculturel, transfrontière et en phase avec les pratiques 2.0. Des collectifs d’artistes ouvrent le premier volet en décentrant les horizons idéologiques : Qu’il s’agisse de recycler le matériel des expositions précédentes avec Ruangrupa (Indonésie), de réexplorer les bases du communisme avec Polit-Sheer-Form (Chine) et Chto Delat (Russie) ou de confronter la culture productiviste à la cosmogonie du peuple Jaraï (Art Labor, Viêt Nam), « l’intelligence collective » est mise à contribution pour une mondialisation alternative. 

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CONTINUA SPHÈRE ENSEMBLE

du 16 septembre au 19 novembre au Centquatre, Paris

Loris Cecchini - Waterbones (Sensitive Chaos), 2016

Quand des galeries internationales préfèrent la coopération et la mutualisation à la concurrence des foires d’art contemporain, ça donne Sphères. Pour les dix ans de ce projet, une vingtaine d’entre elles – dont la Cittadellarte, la Collection Lambert, mor charpentier, Xippas… – de l’Algérie à l’Uruguay en passant par la Côte d’Ivoire, se réunissent au Centquatre. L’occasion de découvrir, derrière les œuvres de Kader Attia, Douglas Gordon, Chen Zhen ou encore Anish Kapoor, les partis-pris esthétiques des galeristes et non leurs placements financiers. 

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NICOLAS FLO’CH

Glaz, du 15 septembre au 26 novembre au Frac, Rennes

Nicolas Floc’h, Récif artificiel, Tara Expéditions 2017

Nicolas Floc’h est de ceux qui abolissent les frontières entre art et science, mais l’un des rares à abolir celle entre œuvre et outil pragmatique, à l’image de ses Récifs artificiels, structures destinées à abriter un écosystème sous-marin. Ses « villes immergées » sont à mi-chemin entre l’imaginaire des Villes invisibles d’Italo Calvino et la réalité des récifs coralliens, dont la destruction se soustrait aux regards. 

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Claire Malrieux modélise l’air du temps à la pointe de ses crayons et de ses algorithmes. Avec Climat général, elle donne des formes poétiques et en perpétuelle transformation à l’Anthropocène. Un phénomène aussi omniscient qu’inquiétant, dont l’artiste nous livre les secrets potentiels. Du 13 octobre au 10 décembre au Collège des Bernardins, Paris

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SUPPORTS/SURFACE

Les origines, 1966-1970, du 13 octobre au 31 décembre au Carré d’art, Nîmes

Intervention sur une plage, Claude Viallat à Argelès-Sur-Mer, été 1972

Au moment où mai 68 met en crise la représentation politique, une douzaine d’artistes français met la peinture à plat. Motifs standardisés sur toiles molles et matériaux de récupération pour Claude Viallat, variations sur châssis bruts pour Daniel Dezeuze, exploration du pliage pour Patrick Saytour. La dernière avant-garde supports/surfaces, c’est d’abord l’explosion de toute hiérarchie en peinture et l’expérience d’une mise à égalité totale entre les matières et les gestes.

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Belle et rare initiative, les écoles d’art de Nice, Arles, Marseille, Aix-en-Provence, Toulon, Avignon et Monaco se sont réunis pour faire découvrir au public Inventeurs d’aventures : deux épisodes sous le commissariat de Gaël Charbau, qui réunissent les recherches artistiques d’une cinquantaine de leurs anciens étudiants. Épisode 1, jusqu’au 5 novembre à la Friche belle de mai, Marseille et le second du 15 octobre au 7 janvier à la Villa Arson, Nice.

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PERFORMACES !

du 6 octobre au 14 janvier au Tripostal et à la Gare Saint-Sauveur, Lille

Sous les briques rouges du Tripostal, l’exposition se télescope avec la performance. Ainsi opportunément intitulée, elle fait ressurgir ce serpent de mer philosophique qu’est la question de reproductibilité artistique et la pousse dans les retranchements de l’œuvre performée. Dans la Gare Saint-Sauveur, il s’agit de la dimension ludique, mise en scène à travers une série de jeux et d’expériences immersives replaçant le spectateur au cœur de l’œuvre. 

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JAPAN-NESS

du 9 septembre au 8 janvier au Centre Pompidou-Metz

Takeshi Hosaka, Hoto Fudo, Yamanashi, Japon

70 ans d’architecture nippone passés au crible. Voilà le tour de force que réalise Frédéric Migayrou, commissaire de l’exposition Japan-ness, le premier volet de la saison japonaise du Centre Pompidou-Metz. Un travail de titan organisé autour de six chapitres historiques à la recherche de la « japanité », cette Japan-ness théorisée par Arata Isozaki, célèbre architecte et pionnier du mouvement métaboliste. Entre influences extérieures et singularité insulaire, c’est l’histoire récente de l’urbanisme japonais qui se donne à voir en image et en vidéo.

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STEVE RODEN

Quand tout s’éparpille… du 14 septembre au 12 novembre à la Kunsthalle, Mulhouse

Steve Roden, 'when stars become words…' (scores), 2007

Les peintures, dessins, collages et sculptures de Steve Roden – savants mélanges entre abstraction lyrique, minimalisme et arte povera – représentent moins qu’ils n’ouvrent à une expérience extra-visuelle via les ondes sonores. Ses « systèmes », articulés autour de traces culturelles préexistantes (partitions, cartes, imprimés), se lisent comme des cartes au trésor qui, de correspondances en échos, mènent vers… Réponse à la Kunsthalle. 

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INDEXMAKERS

du 23 septembre au 7 janvier au 19, Montbéliard

L’artiste comme moteur de décloisonnement, c’est le pari de l’exposition Indexmakers. Une cinquantaine d’artistes, artisans et bidouilleurs confondus – parmi lesquels Julien Prévieux, Pierre Leguillon, Sophie Taeuber-Arp, Andrea Büttner – s’emparent aussi bien de techniques et savoirs dits «traditionnels » qu’informatiques en passant par les arts culinaires. De quoi 

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SAUFS ?

du 6 octobre au 23 décembre au Frac, Angoulême

L’état d’urgence, renouvelé six fois, s’apprête à prendre fin pour réapparaître en partie et de manière définitive dans le droit commun français. Comment une vingtaine de jeunes artistes fraîchement diplômés de l’ÉESI sont-ils traversés par cette expérience de la « sécurité », comment interprètent-ils cette notion si galvaudée par le tapage politique ? Entre regards critiques, réappropriation, exorcisme et détachement, dans quelle mesure ces œuvres captent-elles l’humeur du contexte actuel ? 

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MARTES BATHORI   

Utopia porcina, c’est demain, du 15 septembre au 20 octobre à Pollen, Monflanquin

Verso de Hamgrad, utopia porcina, de Martes Bathori 

2018, après une révolution sanglante, les cochons imposent leur suprématie et condamnent, dans une ironie toute dialectique, l’humanité à l’élevage. Voici le point de départ du dessinateur de BD et artiste multiforme Martes Bathori, édité aux Requins marteaux – si l’on en croit sa biographie, fringant centenaire originaire des Carpates – qui livre une fable graphique polychrome aux accents écologico-gore. 

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DORA GARCIA

Somewhere, Two Planets Have Been Colliding... du 6 octobre au 9 décembre à la Verrière, Bruxelles

Ulysses original book cut, Dora Garcia 

Pour expérimenter le travail de Dora García, il faut laisser ses pensées divaguer entre croquis et diagrammes, cheminer entre les pages de livres-installations et les assertions gravées sur les murs, jouer avec les performances et jongler avec les registres, suivre les indices que l’artiste agrège depuis une vingtaine d’année. Le cycle « Poésie balistique » organisé par la Verrière semble tout trouvé pour accueillir un œuvre qui n’a de cesse de traquer le moment où le savoir glisse dans la marginalité, dévie. Accompagné toujours, de l’aura d’Artaud et de Joyce.

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AURÉLIEN GAMBONI & SANDRINE TEIXIDO

 

A Tale as a Tool, du 7 au 17 septembre au Centre de la photographie, Genève

The Maelström Agency, Sandrine Teixido 

Partir en expédition sur les lieux d’un conte d’Edgar Allan Poe, une aventure insensée ? Pas tant que ça. Le duo d’artistes Aurélien Gamboni & Sandrine Teixido est parti enquêter du Brésil à la Norvège avec comme seul guide la nouvelle de l’auteur : « Une descente dans le Maelström » (1841). Là-bas, ils ont vérifié la loi fondamentale que l’écrivain avait déployée à travers le personnage d’un pêcheur, rescapé d’un gigantesque tourbillon. Pour ensuite constater ses échos avec les catastrophes climatiques et écologiques actuelles. Débriefing avec photographies, dessins, vidéos et installat