pluridisciplinaire

L'agenda du 6 au 12 mars

La semaine indisciplinaire de Mouvement.net


01/03 > 31/03/2017 -DANS TOUTE LA FRANCE

Propositions culturelles à se jeter derrière la cravate

Par La rédaction de Mouvement | publié le 1 mars 2017
<i>Diktat</i> de Sandrine Juglair Diktat de Sandrine Juglair © p. Milan Szypura

 

 

SPRING

du 9 mars au 14 avril en Normandie

Qu'il s'agisse des échafaudages méta-spatiaux de Johann Le Guillerm ou du mobilier cérébral que la cie. Anomalie &... a rassemblé dans la petite chambre noire, le nouveau cirque investit l'espace contemporain, toujours plus déterminé à se fixer sur le devant de la scène. Lucide et souvent critique – à l'image du politiquement clownesque Funny Birds de la cie. La rive ultérieure, ou encore du Diktat libérateur de Sandrine Juglair – le cirque s'hybride et se renouvelle à vue, porté par une scène normande qui ne cesse d'affirmer son soutien à la création circassienne.

 

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SENS DESSUS DESSOUS

du 5 au 18 mars à la Maison de la danse, Lyon

 

La Maison de la danse ouvre portes et fenêtres aux bruits du monde et, en écho, les violences contemporaines s’invitent sur son plateau. Pour sa première création en solo, Dorothée Munyaneza revient sur sa fuite du Rwanda (Samedi détente). Dans Éloge du puissant royaume, Heddy Maalem revisite le krump, danse urbaine née dans les ghettos de Los Angeles au début des années 2000. À violence des corps, violences économiques. Patricia Apergi explore une cité miraculée de la crise pleurant ses victimes sacrifiées (Cementary). 

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IN EXTREMIS 

du 4 au 31 mars au Théâtre Garonne, Toulouse

 

Ovnis scéniques à prévoir. Pour la 17e édition du festival In Extremis, Vlatka Horvat ouvre Le 15e congrès extraordinaire (nom du congrès du Parti communiste yougoslave qui n’aura jamais lieu, le pays s’étant disloqué face à la montée des nationalismes). L’artiste croate convie à la table des négociations des Toulousaines volontaires, toutes originaires d’ex-Yougoslavie, pour une réécriture intime et collective de la grande histoire. De leur côté, Antonija Livingstone et Nadia Lauro brisent la frontière scène-salle pour prendre soin de vous, corps et âme, tandis que Simone Aughterlony et Jorge León appellent à défier le pouvoir policier (Uni*Form).

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BIENNALE INTERNATIONALE DU DESIGN 

du 9 mars au 9 avril à Saint-Étienne 

La 10e grand-messe stéphanoise du design, cette pratique à la croisée des arts et de l’industrie, se faufile dans les rouages des mutations du travail. Il était temps, Saint-Étienne ayant perdu le titre de capitale industrielle au profit de capitale du design. Les « cols blancs créatifs » investissent dorénavant les ateliers ouvriers (T&P Work Unit) quand d’autres envisagent de tuer le travail pour enfin renouer avec un rythme biologique (Stéphane Dégoutin, Gwenola Wagon, Thomas Thwaites). Et si le travail meurt bouffé par le capital ? Le projet Extravaillances ≠ Working dead imagine des syndicats de robots en cas de crise.

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FESTIVAL INTERNATIONAL DE FILMS DE FEMMES

CINÉMA DU RÉEL 

du 10 au 19 mars, à Créteil et Paris

du 24 mars au 2 avril au Centre Pompidou, Paris 

Un film réussit le test de Bechdel si les trois affirmations suivantes sont réunies : 1. On peut identifier au moins deux personnages féminins, qui portent un nom. 2. Elles parlent ensemble. 3. Elles parlent d'autre chose que d'un personnage masculin. Peu réussissent le test mais depuis 39 ans, on trouve à Créteil un panorama des films de et avec des femmes qui tentent de rompre avec les stéréotypes.
Au Centre Pompidou, le festival Cinéma du réel signe lui aussi sa 39e bougie avec une riche programmation documentaire qui propose (entre autres) un focus sur l’œuvre de la réalisatrice, auteure et journaliste thaïlandaise Ing K.

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DESOLÉ MAMAN 

du 7 au 11 mars à Mains d’œuvres, Saint-Ouen

 Rencontres, débats et apéros musicaux : Désolé maman est le nouveau festival dédié à la jeune génération d’auteurs, chorégraphes, musiciens et créateurs de la culture hip-hop.

Alors que des groupes de travail co-planchent sur les battles, la diffusion de cette danse ou la structuration des compagnies, la cie Kilaï présente Icône, Noémie Sauve fait tourner les platines dans sa Carte blanche, Hakim Hachouche prend les commandes d'un grand quizz... Un programme qui promet de belles discussions sur la place de la discipline dans les institutions chorégraphiques actuelles.

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Arracher sa surface lisse à l’écran de cinéma pour y intégrer l’expérience du spectateur : une démarche que le cinéma expérimental de la fin des années 1960 avait amorcé et que le musicien Jonathan Seilman ressuscite. Assisté de Loïc Touzé à la chorégraphie et de Timothée Hateau à la vidéo, il réalise une performance transdisciplinaire d’après le film Dionysus in 69 de Brian De Palma et Richard Schechner. Le 7 mars à Stéréolux à Nantes, laissez-vous entraîner dans une transe dionysiaque à plusieurs dimensions.

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CIRCONFÉRENCES 

du 9 au 11 mars au Carré, Château-Gontier 

Exit les pupitres et les micros, la deuxième édition de la biennale Circonférences hisse le débat et l’échange au rang d’œuvre à part entière à travers des conférences lues, chantées, jouées ou même dansées. Le sculpteur Marc Boulay et le paléontologue Sébastien Steyer présentent les animaux du futur, l’artiste Fanny de Chaillé présentera sa Gonzo conférence sur la critique du rock et le collectif Grand magasin entend faire son Éloge et défense de la routine. Un rendez-vous original conçu comme une encyclopédie aléatoire, avec Orlan en guest star.

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Les 9 et 10 mars au Théâtre de poche de Hédé-Bazouges, la compagnie Public aléa met en scène deux Aliens qui traînent dans l’arrière salle d’un coffee-shop du Nord-Est des États-Unis. Absolument in-utiles, ils fument, chantent et se droguent en éprouvant l’American dream et la norme sociale. Jusqu’à l’arrivée d’un jeune employé, qu’ils séduisent peu à peu.

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ZVIZDAL – HOLOCENE #6 

du collectif Berlin, les 9 et 10 mars à la scène nationale d’Aubusson

 

 

26 avril 1986, à Tchernobyl en Ukraine, la centrale nucléaire explose. Parmi les centaines de milliers de victimes, un couple de résistants survit et refuse de grossir les rangs des personnes déportées : Petro et Nadia continuent leur vie là où ils sont nés, malgré le danger et la désertion massive. Le dispositif bifrontal de Zvizdal mêle les images de cinq ans de visites chez le binôme ukrainien qui, coupé du monde, regarde partir ce qui reste au fil des saisons.

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IN VIVO 

jusqu’au 14 mars au Parvis, Ibos 

 

 

Quoi de plus actuel qu’un festival qui questionne nos problématiques environnementales, qui met en scène la campagne et le regard que les hommes portent sur le paysage ? Intitulée L’âge déraison, la nouvelle édition du festival In Vivo invite le Collectif Berlin et son installation documentaire sur les derniers résistants de Zvizdal après la catastrophe de Tchernobyl. Si vous êtes conviés par Franck Vigroux (Ruines) à pénétrer dans les No man’s Land désespérés de Detroit, La Rive dans le noir de Pascal Quignard et Maris Vialle sera quant à elle une invitation à explorer une nature plus lumineuse.

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Deux paires de sœurs jumelles braqueuses et junkies rêvent de prendre le large. Dans leur tentative d’évasion, elles s’insultent, s’entretuent et ressuscitent, comme un jeu d’enfant insouciant dont Copi a l’art. Du 7 au 10 mars au théâtre Garonne à Toulouse, avec Les Quatre jumelles, la metteure en scène Isabelle Luccioni fait ressortir toute l’absurdité drôle et cruelle de la fable de l’auteur argentin. Une rage de vivre et un lâcher-prise revigorants face à l’instrumentalisation politique de la peur.

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3 bonnes raisons de S'EFFEUILLER SOUS LES BOURGEONS

 

1. Bousculé.e.s dans nos pantoufles par les chorégraphies incisives d'Hillel Kogan (We Love Arabs) et Claire Dessimoz (Du bist was du holst), penser à s'aérer.

2. Bien échauffé.e.s, poursuivre l'entreprise avec Pere Faura et son Striptease, petite mise à nu de nos mécanismes d'attente et de désir, à la scène comme à la ville. Sans rougir ni faillir, passer à Moto-Cross de Maud Le Pladec, pour un rodéo pop introspectif et autrement intimiste.

3. Faire (enfin) tomber la doudoune et filer presto célébrer la diversité des amours et de celles et ceux qui les vivent : eh, c'est la (véritable) Fête du slip !

 

Les Printemps de Sévelin, du 4 au 26 mars au Théâtre Sévelin 36, Lausanne

 

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ET ENCORE

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BIENNALE DU VAL-DE-MARNE 

du 1er mars au 1er avril à la Briqueterie, Vitry-sur-Seine

 

Quand nos centrales nucléaires deviennent menaçantes, il est peut-être temps d’interroger la notion d’énergie. C’est ce que propose Anne Collod avec une déambulation dans les méandres de la Régie de chauffage urbain de Fontenay-sous-Bois. Maître de la décomposition alimentaire, l’artiste Michel Blazy et le chorégraphe Chris Haring nous invitent à dîner. Deep Dish fait de la table une jungle qui s’explore en caméra embarquée. Vous reprendrez bien un peu de dessert ? Dans Jérôme Bosch : Le Jardin des délices, Marie Chouinard s’attaque à l’univers tempétueux du peintre des âmes torturées à la religiosité exacerbée. Faites aussi sourire vos oreilles et vos yeux avec la création des frères Ben Aïm et Ibrahim Maalouf.

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INCANDESCENCES

du 3 au 30 mars à Paris, Saint-Ouen, Pantin, Montreuil et Bagnolet 

 

Impulsé par l’association Danse dense et les six lieux qui l’accueillent, le festival d’émergence chorégraphique Incandescences donne à voir, pour sa 31e édition, le paysage de la jeune création en 16 pièces de danse. Eva Assayas & Ariane Derain explorent la part d’obscurité des corps et des combats intérieurs (Obscur à soi-même) ; avec Bruisse, Mariam Faquir donne à voir les insurrections intimes et Djino Alolo Sabin & Christina Towle rejouent un combat de Mohammed Ali avec Debout-Se relever.

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+ DE DANSE 

du 2 mars au 1er avril à Marseille 

Pour ouvrir son festival, Michel Kelemenis ressort ses cahiers d’artiste avec Collector, une création anniversaire qui brosse pas moins de 30 ans de carrière. Avec WOMANhouse d’Andreas Constantinou, la moquerie devient une arme contre les comportements belliqueux des mâles. Tempérament bien trempé et danse décidée, Patricia Apergi navigue dans le chaos d’Athènes et d’une génération sacrifiée. À l’heure de l’état d’urgence, la jeune chorégraphe Simonne Rizzo n’hésite pas à remettre le pouvoir absolu du roi Louis Pi / XIV sur le tapis.

 

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C’EST BIENTÔT LA FIN

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FÊTE DU SLIP 

jusqu’au 10 mars à Lausanne 

Locution nominale. Registre ironique et familier reliant six lieux de création lausannois en un festival 100% sous-vêtements.

Exemples :

- Claude Violante, Léonie Pernet et Maud Geffray ouvrent, de leur Dj set, les Préliminaires de la Fête du slip. Vous avez deux heures, pas d’antisèches !

- C’est la fête du slip, Le Guenec ! Vous me copierez 100 fois les vainqueurs du Slip d’or 2017. La seule compétition de films porno de Suisse, non mais quand même !

- Cessez de faire le ver de terre, Dumoulin, sinon, pas de soirée Pôle danse à la Fête du slip ! Je vous préviens !