pluridisciplinaire

L'agenda du 4 au 10 août

La semaine indiciplinaire de Mouvement.net


01/07 > 31/08/2017 -DANS TOUTE LA FRANCE

Propositions culturelles à se jeter derrière la cravate

Par La rédaction de Mouvement | publié le 7 juil. 2017
<i>Worktable</i> de Kate McIntosh Worktable de Kate McIntosh © D. R.

 

 

RENCONTRES INTERNATIONALES DE THÉÂTRE EN CORSE

Nées dans une dynamique d’éducation populaire et tournées vers le plaisir de la pratique artistique, Les Rencontres internationales de théâtre en Corse réunissent stagiaires, comédiens et techniciens à l’Aria à Pioggiola. Mêlant leurs savoirs et leur créativité, du 5 au 12 août (stage à partir du 16 juillet), professionnels et curieux de théâtre participeront à la réalisation d’une dizaine de spectacles et surtout à une initiative humaine encourageant chacun à faire entendre sa langue d’idées. 

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3 bonnes raisons… DE LÂCHER PRISE AU FAR°

 1.  Parce qu’en Europe l’art de l’accueil est en voie de disparition et l’oisiveté de criminalisation. Adina Secretan ouvre avec Mama Helvetica un lieu sans redevance ni statut, où chacun, à la fois hôte et invité, a carte blanche pour tuer le temps.

2. Parce qu’il faut arrêter de se voiler la face, prêter l’oreille aux anecdotes croustillantes de Zoé Cadotsch, façon mondanités du XVIIIe siècle, ça vous met l’eau à la bouche.

3. Parce que vous avez toujours rêver d’entrer dans une pièce remplie d’objets fragiles, muni.e d’un marteau et d’une scie… Kate McIntosh vous fournit les lunettes de sécurité.

 

Far°, du 9 au 19 août à Nyon

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3 bonnes raisons… DE SIRQUER À NEXON

 

1. Pour vous donner envie de faire du vélo autrement, par exemple en rond et à l’envers, avec de grandes sangles suspendues comme les deux acolytes de la cie Quotidienne ( Vol d’usage ).

2. . Parce que la nature vous manque, vous pourrez vous inspirer d’Olivier Debelhoir « trappeur des banlieues des années 2010 » qui enfile ses chaussures de ski pour se plonger dans des forêts imaginaires ( L’Ouest loin ).

3. Pour voir Elsa Guérin sirquer dans de la fausse fourrure pour un spectacle tout en matières : Le Poil de la bête.

La Route du sirque, du 7 au 26 août à Nexon

 

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ET ENCORE 

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IMPULSTANZ

du 13 juillet au 13 août à Vienne

La plus grande concentration de chorégraphes au mètre carré c’est à Vienne, tous les étés. Un mois durant, tout ce qui bouillonne sur les scènes d’Europe y trouve un point de réunion. Parmi tous les workshops et performances, on retient un focus sur l’œuvre de Jan Fabre avec une exposition rétrospective, la première de sa création Belgian Rules / Belgium Rules et une masterclass. On se laisse aussi tenter par la Young Choreographers' Series pour voir les travaux de jeunes chorégraphes, dont Samira Elagoz et son prometteur Cock, Cock... Who's There?

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LIEUX MOUVANTS EN BRETAGNE

L’été s’annonce chargé en Bretagne : du 3 juin au 27 août, Lieux mouvants se charge de la programmation. Pluridisciplinaire, le festival
mêle des rencontres : Georges Pernoud de Thalassa, Cédric Villani et Thanh Nghiem qui cherchent à « polliniser les savoirs ». Des spectacles avec la danseuse Cognès Mayoukou ; un opéra-jardin de Jean-Luc Hervé ou encore la spectaculaire Transhumante du circassien Johann le Guillerm, qui dresse un édifice de planches se mouvant en permanence.

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ESTIVALES

du 14 juillet au 26 août au Théâtre du peuple, Bussang

Partir n’est pas toujours une tragédie en cinq actes. Pour ses dernières Estivales à la tête du Théâtre du peuple, Vincent Goethals le prouve par a + b en commençant les festivités par un Feydeau et en changeant Britannicus en quasi-vaudeville (texte de Steve Gagnon). La programmation se teinte ensuite d’une tonalité plus grave, explorant les états d’âmes d’individus en fuite (Traces d’étoile ; L’Empreinte du vertige). Les auteurs qui ont marqué les six années de direction viennent pour un dernier tour de piste (Laurent Gaudé, Sedef Ecer…). Ce n’est qu’un au revoir.

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VOYAGE À NANTES

du 1er juillet au 27 août

Grand éléphant de Pierre Orefice et François Delarozière

Retour de la ligne verte à Nantes : un parcours de 12 km 
à travers la ville pour découvrir une cinquantaine de lieux qui déclinent, tout au long de l’été, œuvres permanentes et performances. L’occasion en un week-end d’aller faire une ballade sur le dos du Grand éléphant de Pierre Orefice et François Delarozière, de rencontrer les monstres de H. R. Giger et d’écouter un morse raconter l’histoire John Marvin Steele, parachutiste américain connu pour être resté accroché à une église la nuit du débarquement.

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FESTIVALS D’ATHÈNES ET D’ÉPIDAURE

jusqu'au 23 septembre en Grèce

Hand's Turn de Lénio Kakléa. p. D. R. 

Après deux années un peu chahutées, suite à l’éviction de son directeur – Yorgos Loukos – sans autre forme de procès, la nomination de Jan Fabre et sa démission, les festivals d’Athènes et d’Épidaure reprennent leur équilibre. De juin jusqu’au bout de l’été indien, la programmation offre une place de choix à la fine fleur internationale (Marlene Monteiro Freitas, Hofesh Shechter, Frank Castorf, Milo Rau) et semble délaisser un peu les artistes grecs. Côté danse, on retrouve Lénio Kakléa qui explore les mystères du corps à l’ère de la transparence. Côté Théâtre, le Blitz Theater Group fonde un Institut de la solitude mondialisée. Loin des paillettes cosmopolites et des théâtres antiques, les petites formes artistiques se faufilent dans les tavernes, places et ports sous l’intitulé « Opening to the city ». 

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LES HORTILLONNAGES

jusqu'au 15 octobre à Amiens

Chaque année, de juin à octobre, sur les 235 hectares d'îles et d’étangs de la Somme, on embarque de sauvagerie en artefact, de culture vivrière en œuvre culturelle. Jusqu’ici piloté par l'active Maison de la culture d'Amiens, le festival Les Hortillonnages travaille à lier cultures actuelles, ancrage territorial et proximités sociales. Jeunes artistes, paysagistes et architectes expérimentent ce site extravagant, avec des maraîchers, entreprises d'inser- tion, chasseurs et pêcheurs. En 8 ans, 48 îles (11 nouvelles cette année) ont été paysagées, réparées, land-artifiées, et sauvées de la déshérence, façon de cultiver la dialectique de l'événement et de la pérennité.

 

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C'EST BIENTÔT LA FIN 

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MIMA

du 3 au 6 août à Lavelanet

 

Avec huit créations au programme et la complicité d’Éric De Sarria (cie Philippe Genty) à la programmation, le festival Mima fête ses 29 ans. Misant sur notre empathie envers les matières, Elsa Guérin mêle Le Poil de la bête ( fausse fourrure ) à sa propre peau d’humaine, dans un jeu chorégraphique et sensible ; Carine Gualdaroni traverse un conglomérat de Mue et questionne cet amas de matière morte… Placée sous le signe de l’animalité, le festival Mima convoque en chaque spectateur ce qui se cache de plus étrange, brut et instinctif.

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BANQUET DU LIVRE D’ÉTÉ

du 4 au 12 août à Lagrasse

Dans l’esprit du banquet, cher à Platon comme à Rabelais, les nourritures de l’esprit et du corps s’assemblent en festin, et l’ivresse est à puiser à la source des idées neuves comme dans les bouteilles du terroir. Marie-José Mondzain célèbre la radicalité ; Jean-Baptiste Brenet appelle à « fantasmer la politique » et Mathieu Potte-Bonneville nous apprend à « recommencer ». Penser, rêver, agir : plus question de choisir.

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BIENNALE DE THÉÂTRE DE VENISE 

du 25 juillet au 12 août à Venise

« Ladies first ! » clame l’édito de la Biennale. Neuf femmes prennent la scène : la Polonaise Maja Kleczewska, lauréate du lion d’argent, met en scène The Rage d’après un texte inspiré des attentats de Charlie Hebdo, l’Allemande Anne-Sophie Mahler propose un pastiche de Tristan ou Iseult. Elles planchent aussi sur un marathon You know I'm No Good, titré d’après Amy Winehouse, pour des mises en scène inspirées de figures féminines du XXe siècle disparues tragiquement.