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Cartographie éclatée - L'agenda - mouvement.net

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Cartographie éclatée

Quinzaine active. Une sélection bimensuelle des événements à venir


03/10 > 13/01/2013 -EN FRANCE ET AILLEURS

De Lille à Angoulême en passant par Bordeaux, l'art sort des clôtures et afflue du Nevada au Cosmos.

Par La rédaction de Mouvement | publié le 28 sept. 2012
Villa + Discurso Villa + Discurso, de Guillermo Calderon. © Maria Pas Gonzales

Evènements
 

Paris

Encore des images ? Elles sont vacillantes, jamais fixes et se glissent dans l’entrelacs des corps et des projections. Pour le dixième anniversaire du festival, Temps d’images, entre surprises télévisuelles et exposition, invite les mythiques Fantasmagories du Québécois Denis Marleau. L’image est trompeuse avec la Table de sable de Meg Stuart et Magali Desbazeille ou manquante dans l’installation de Daniel Glaser et Magdalena Kunz et ses bruits inquiétants.
Temps d’imagesdu 9 au 21 octobre au Centquatre, Paris et à La Ferme du Buisson, Noisiel.

Une sélection de la collection du Fotomuseum Winterthur au Centre culturel suisse : de personnages androgynes en mises en scènes en tout genre, le corps et ses représentations sont au cœur de cet accrochage Body Language. Et l’artiste tessinois Luciano Rigolini donne à voir, dans Surrogates, 125 documents, des pièces détachées de voitures d’occasion trouvées sur Internet.
Body Languagejusqu’au 16 décembre et Surrogates de Luciano Rigolini, jusqu’au 4 novembre au CCS, Paris.

Binôme prend place au Théâtre du Rond-Point du 16 au 22 octobre. Impulsé par Thibault Rossigneux et la compagnie Le sens des mots, il se nourrit de la rencontre d’un auteur et d’un scientifique. On verra pour cette édition Gérard Watkins en discussion avec un ethnobiologiste ou encore Simon Grangeat et Christian Siméon. L’Oise en scène accueillera également le projet, associé à une programmation traitant de l’avenir de l’homme à travers le rapprochement de la science et du théâtre.
Binôme, du 16 au 22 octobre au Théâtre du Rond-Point, Paris.


Rennes

A la pointe de la création dans le domaine des arts numériques, le festival rennais Cultures Electroni[k] propose cette année plusieurs expériences audiovisuelles singulières dont certaines à l’accent germanique. Robert Henke, accueilli en résidence internationale, présente une carte postale sonore de l’aéroport de Rennes ainsi que l’installation audiovisuelle ATOM. Venu de Berlin, Rone s’associe avec Studio Fünf pour donner forme à un live audiovisuel immersif.
Cultures Electroni[k], du 8 au 14 otobre à Rennes.


Château-Thierry

On n’en voudrait pas autrement. Un festival «  de danse  » qui propose expositions, projections de films, invitation à entrer dans la danse en bibliothèque, sans que les spectacles se succèdent à l’appel, tous prêts à être consommés. C’est comme ça ! privilégie une «  circulation du public  », se développant de lieux en lieux sur dix jours. Les spectateurs sont donc amenés à participer au procès d’Hamlet conçu par Roger Bernat et Yan Duyvendak et peuvent retrouver Jonathan Capdevielle, ou encore la Gonzo conférence de Fany de Chaillé.
Festival C’est comme ça !, du 10 au 20 octobre à Château-Thierry et alentours. 


Carquefou

Finis white cube et black box. C’est dans une pénombre teintée de rouge que Paramor enveloppe le visiteur au Frac Pays de la Loire. Parmi les maîtres du jeu : Jean-Michel Alberola, Jim Hodges (voir Mouvement numéro 65, pages 86-93), Philippe Decrauzat ou encore Alain Fleischer. En parallèle, Instantané, programme de soutien à la jeune création, met cet automne en avant le travail de Julien Nédélec, manipulateur de sens (Mouvement numéro 62).
Paramor, jusqu’au 14 octobre et Julien Nédélec (Instantané 82), du 27 septembre au 4 novembre, au Frac Pays de la Loire, Carquefou.


Jura

Dans les montagnes du Jura, Pérégrinations emprunte des voies buissonnières pour déguster à ciel ouvert et en mouvement des saveurs poétiques (Pierre Soletti, Fabrice Caravaca, Charles Pennequin, Cécile Richard, Serge Pey, etc.) et musicales (Benat Achiary, le trio PARL #).
Pérégrinationsdu 9 au 14 octobre dans les montagnes du Jura.

 
Par monts et par vaux

 
Ile-de-France

Le Générateur sort de sa période d’incubation. La 4e édition de frasq, Rencontre de la performance, est une vaste éclosion artistique. La nuit d’ouverture sera blanche. De 20h à 6h du matin, Alberto Sorbelli démontre la poétique de la communication médiatique et Thomas Schlesser dresse le bilan de ses connaissances… D’autres moments forts éprouvent moins notre résistance au sommeil : Hamlet/Pôle Emploi de Catherine Baÿ, ou Hêtre étang (Partie III) de Cyril Jarton, alliant philosophie, arts et écologie. Joyeuses frasques à prévoir.
frasq, du 6 au 28 octobre en Ile-de-France.

 
Paris

Précurseur de l’art conceptuel et de l’art multimédia, Antoni Muntadas a croisé une multitude de médiums afin de proposer une critique politique et sociale de notre époque. S’intéressant à la relation du public au privé, aux logiques de l’architecture officielle, comme aux flux de l’information et des mass-media, l’artiste espagnol a su bâtir une œuvre protéiforme durant plus de 40 années. La galerie du Jeu de Paume lui rend hommage dans une exposition intitulée Entre/Between, organisée autour de neuf pôles thématiques.
Muntadas, Entre/Between, du 16 octobre au 20 janvier au Jeu de Paume, Paris. 

Après 16 ans de sinistre dictature sous Pinochet, puis 20 ans de «  transition démocratique  », une effervescence artistique regagne le Chili avec notamment le «  théâtre mémoriel  » de Guillermo Calderón. Trois femmes discutent du sort de la Villa Grimaldi, aujourd’hui détruite, lieu de détention, d’humiliation et de torture pour environ 5 000 personnes. La seconde partie met en scène un discours imaginé de Michelle Bachelet.
Villa + Discurso, mise en scène de Guillermo Calderón, les 5 et 6 octobre à l’Apostrophe de Cergy-Pontoise, et du 9 au 19 octobre au Théâtre de la Ville, Paris.

Lauréat du prix Marcel Duchamp 2011, Mircea Cantor investit, d’octobre à janvier, l’espace 315 du Centre Pompidou. Présentant deux films et deux œuvres plastiques, l’artiste roumain s’empare de la matière temps pour l’étendre, la « contracter », la « dilater » ou encore l’ « inciser ». Des quatre œuvres présentées, deux ont été conçues spécialement pour l’exposition, notamment une monumentale rosace dont les bords sont recouverts de balles en béton et or, entre violence et apaisement.
Mircea Cantor, du 3 octobre au 7 janvier au Centre Pompidou, Paris.

 
Val-de-Marne

Trois poètes grecs, Titos Patrikios, Yòrgos Markopoulos et Dino Siotis, sont les invités de la Rencontre européenne de poésie. Avec plusieurs poètes européens, ils doivent débattre de l’actualité européenne et donner des lectures. « Ne pleure pas sur la Grèce, quand on croit qu’elle va fléchir […] / La voici de nouveau qui s’élance, impétueuse et sauvage », écrivait Yannis Ritsos, grand poète antifasciste du XXe siècle. Les trois auteurs invités ne pleurent pas. Ils dénoncent.  
Rencontre européenne de poésie, du 15 au 20 octobre en Val-de-Marne.


Pantin

Succession de plans, déconstruction du fil narratif, effritement des images : la danse fait son cinéma en plateau avec la (dé)figuration deLove et un hommage à Jean-Luc Godard.
Love, de Loïc Touzé et Latifa Laâbissi, du 17 au 19 octobre ;Au contraire, de Foofwa d’Imobilité, du 24 au 26 octobre au Centre national de la danse, Pantin. 


Sartrouville

La machine familiale s’emballe. Le comédien et metteur en scène Philippe Baronnet, en résidence au Théâtre de Sartrouville porte à la scène Bobby Fischer vit à Pasadena  de Lars Norén. Cette mise en scène, poussée par le désir de proximité entre le public et les membres du drame familiale, demande aux spectateurs d’entourer l’espace de jeu. A eux de tendre l’oreille.
Bobby Fischer vit à Pasadena, de Lars Norén, mis en scène par Philippe Baronnet, du 15 octobre au 10 novembre au Théâtre de Sartrouville et des Yvelines.

 
Lille

A partir d’octobre, Lille propose quatre mois Fantastic. Le festival s’empare de la ville, s’amusant à déjouer les perceptions, détourner la réalité. Mêlant expositions, œuvres spectaculaires et métamorphoses urbaines, le citadin est embarqué d’univers en univers à travers la brume fantasmagorique de Fujiko Nakaya, se confrontant au géant suspendu de Nick Cave ou tombant nez à nez devant la maison à l’envers de Jean-François Fourtou avant de diner à la table de Gulliver au côté de Lilian Bourgeat.
Fantastic, du 6 octobre au 13 janvier à Lille.


Angoulême

Le centre d’art expérimental Databaz organise du 12 au 26 octobre la deuxième édition d’Inton’action. Promouvoir l’art action et les artistes aux œuvres transdisciplinaires, rendre poreuses les frontières entre les arts, telles sont les enjeux de ce festival qui s’empare de l’espace public et investit les rues d’Angoulême aux côtés du poète et performeur Julien Blaine ou encore de l’artiste Chuyia Chia qui, le corps comme médium, interroge la place de l’individu en temps de crise.
Inton’action, du 12 au 26 octobre à Databaz, Angoulême.


Brest

Souffle germanique sur Brest. Le centre d’art Passerelle accueille jusque fin novembre le travail photographique de l’école berlinoise Ostkreuz. L’exposition regroupe les travaux de seize étudiants autour du thème de la jeunesse, alors que Motor show de l’artiste Ingo Vetter et son collectif Detroit Tree of Heaven Woodshop raconte sous forme de photographies et d’installation, l’invasion du Détroit post-industriel par une plante exotique.
Ingo Vetter et Detroit Tree of Heaven Woodshop, Motor Show, jusqu’au 15 décembre et Ostkreuz, Vous ne pouvez jamais être sûr, jusqu’au 24 novembre au centre d’art Passerelle, Brest.


Port-Saint-Louis-du-Rhône

20 ans : le plus bel âge, dit-on souvent… Depuis 1992, Port-Saint-Louis-du-Rhône, voit mûrir Le Citron jaune, ce lieu d’expérimentations artistiques. Centre national des arts de la rue depuis 2005, il concocte la 4e édition de Carrément à l’Ouest. Théâtre, cirque, danse et grandes festivités au programme, avec le retour de Kumulus (Silence encombrant), des détours grâce aux Histoires cachées de Begat Theater… Entre senteurs maritimes et inspirations rhodaniennes, un anniversaire à faire jaunir de plaisir.  
Carrément à l’Ouest, du 10 au 13 octobre à Port-Saint-Louis-du-Rhône.


Pau

Pour sa 12e édition, le festival palois Accès(s) a choisi d’explorer la figure de l’artiste-artisan électronique, en articulant sa programmation autour du concept récemment forgé de « fablab », ces laboratoires de création numérique mêlant usinage d’objets hautement technologique, mise en réseau et travail à échelle humaine. Plusieurs expositions et conférences (dont une des hackers Telecomix) animent un cycle que viennent agrémenter les concerts de Kap Bambino et 0.
Festival Accès(s), du 11 au 20 octobre à Pau.


Vélizy-Villacoublay

Cet automne, la galerie Micro-Onde accueille les travaux de Florentine et Alexandre Lamarche-Ovize. A la croisée de la sculpture, de la vidéo et du dessin, ce couple d’artistes se propose de coloniser l’espace d’exposition, en entremêlant tant les propositions que les médiums, et en posant les bases d’une narration faite d’éléments issus du quotidien. Accidentés, indisciplinés, leurs dispositifs se construisent comme autant de chocs visuels.
Lamarche-Ovize, du 6 octobre au 15 décembre au Centre d’art contemporain de l’Onde, Micro-Onde, Vélizy-Villacoublay.


Fresnes-en-Woëvre

L’édition 2012 de Densités déploie une belle palette d’énergies. Le Danois GW Sok (The Ex/Zu) a carte blanche, avec des Cannibales et vahinés aux sonorités rock et éthiopiennes, une lecture de poésies et une installation vidéo. Atmosphérique, création de Xavier Charles, Lee Patterson et Tetsuya Umeda, enchevêtre matières visuelles et sonores, tandis que le Berlin ciné-concert questionne la relation son/images. Programmation musicale et chorégraphique avec Mark Tompkins et Jeremy Wade pour un duo inédit.
Festival Densités, du 26 au 28 octobre à Fresnes-en-Woëvre. 

 
Roubaix

Dans le désert du Nevada, il peut se passer n’importe quoi, en témoigne l’étrange festival Burning Man. En 2010, Mike Kelley et Michael Smith décident d’y balader Ikki.. Exprimant un certain désarroi mêlé de provocation, les yeux écarquillés de ce grand bébé sans âge tranchent avec le comportement des festivaliers. En résulte un film, présenté cet automne à l’Espace croisé, l’une des dernières performances de Mike Kelley, décédé en janvier 2012.
Mike Kelley-Michael Smith, A Voyage of Growth and Discovery, du 4 octobre au 22 décembre à l’Espace croisé, Roubaix.


Strasbourg

En improvisation, tout peut arriver, ou presque. Faut-il attendre des programmateurs qu’ils prennent le risque de l’inattendu ? Marjorie Burger-Chassignet et Galaad Le Goaster, de la compagnie Somebody, prennent les devants, en invitant (entre autres) Steve Paxton, Julyen Hamilton…
Imprévudu 10 au 13 octobre à Strasbourg.


Tourcoing

Hommage à Aby Warburg, l’exposition menée par Georges Didi-Huberman et Arno Gisinger s’intéresse à la vie fantomatique des images. Art, médias, mémoire et présent se mêlent en collages artistico-historiques.
Histoires de fantômes pour grandes personnesdu 5 octobre au 30 décembre au Fresnoy, Tourcoing (dans le cadre de Fantastic). 


Bordeaux

Un ancien entrepôt de marchandises… Isabelle Cornaro, au Frac Aquitaine, joue avec ce singulier espace d’exposition. Elle mêle des objets populaires, parfois « sans qualités », chinés de-ci de-là, à ses dessins, peintures et impressions sérigraphiques empruntés à l’histoire de l’art moderne et contemporain. Une proposition qui fait écho à l’histoire coloniale et portuaire de Bordeaux.
Isabelle Cornaro, Figures, ornements, représentations, du 4 octobre au 29 décembre au Frac Aquitaine, Bordeaux.


Montbéliard

Larguez les toiles ! A l’ère du numérique et des matériaux composites, Au delà du tableau conquiert une plus grande liberté, jouant avec les supports et outils des œuvres. Mobiliser les potentialités du néon (John M. Armleder), abolir recto et verso (Cécile Bart), composer des arabesques géométriques (Beto de Volder)…
Au-delà du tableaujusqu’au 30 décembre au Centre régional d’art contemporain de Montbéliard.

 
Villepinte,  Romainville

En route ! La collection du Frac Ile-de-France fait ses valises et monte à bord de l’un des volumes gonflables de Hans-Walter Müller, pionner de « l’architecture en mouvement ». Plusieurs jours dans deux communes de Seine-Saint-Denis, Villepinte et Romainville, en collaboration avec Elodie Royer, Yoann Gourmel et Xavier Franceschi : à la rencontre du public francilien.
Abitacollection, du 5 au 15 octobre à Villepinte et Romainville.


Vassivière

Sur l’île de Vassivière, art et nature font bon ménage. Cet automne, l’exposition d’Evariste Richer ne devrait pas dévier de cette ligne. Inspiré par la science, son langage et ses tentatives, Evariste Richer pourra choisir ici de prendre comme pistes de travail le climat, la géologie ou encore la botanique.
Evariste Richer, du 14 octobre au 6 janvier au Centre national d’art et du paysage de Vassivière.


Tours

Parenthèse au milieu des flammes : le CCC de Tours accueille un projet d’installation inédit de Claude Lévêque. L’espace est envahi par des obstacles antichars en tube fluo et fil barbelé, dans l’attente angoissante d’une déflagration à venir, alors qu’une installation réalisée 30 années plus tôt crée une sorte de contrepoint en manifestant la fascination de l’artiste pour l’enfance.
L’Age atomique, jusqu’au 21 octobre au CCC de Tours


Saint-Nazaire

L’artiste brésilien Alexandre da Cunha, qui examine avec humour les représentations culturelles au Nord comme au Sud à partir d’objets, expose au Grand Café le fruit de ses dernières recherches.
Alexandre da Cunha, du 6 octobre au 30 décembre au Grand Café, Saint-Nazaire.


Montpellier
 
Entre parole(s) et musique(s). Organisant une mise en relation (et en scène) de ces questionnements, le festival Sonorités nous amène cette année à nous confronter à Christophe Tarkos, poète de la « mastication verbale » et du « pâte-mot », à la compositrice et performeuse Jennifer Walshe qui explore les possibilités offertes par la voix. Au programme de cette 8e édition figurent en outre des lectures (Cécile Mainardi, Pierre Bouvet), des concerts (Sophie Agnel et Arnaud Rivière…), et des performances.
Festival Sonoritésdu 11 au 13 octobre à Montpellier.


Nîmes
 
Une vague de froid surprend le Carré d’art à Nîmes, qui donne carte blanche à Eija-Liisa Ahtila. Un palais de verre pour la princesse finlandaise de la vidéo. Concevant ses films comme de véritables dispositifs plastiques, l’artiste multimédia nous plonge dans les racines même du médium cinéma, s’inscrivant ainsi dans l’ère post-cinématographique.
Eija-Liisa Ahtila, du 12 octobre au 6 janvier au Carré d’art, Nîmes.

 
Lyon

Les mains les pieds et la tête aussi. C’est ainsi que Mathurin Bolze a baptisé sa compagnie en 2001. Le Théâtre des Célestins le retrouve en ce début de saison avec la création de A bas bruit, qui tire sa sève des ressorts intimes de l’aventure humaine : comment se propagent les idées rebelles à l’ordre établi, les sentiments naissants, qui composent l’époque dans un kaléidoscope d’expériences.
A bas bruit,de Mathurin Bolze, du 9 au 27 octobre au Théâtre des Célestins, Lyon.


Essen

Explorations sonores… Le label allemand Denovali, l’un des plus intrigants du moment, organise le Denovali Swingfest, à Essen. Trois jours durant, vont se succéder sur scène une vingtaine de groupes et musiciens, parmi lesquels Moritz von Oswald Trio, Philip Jeck, Murcof, Kammerflimmer Kollektief, A Winged Victory For The Sullen, Bersarin Quartett, Saffronkeira et The Pirate Ship Quintet.
Denovali Swingfest, du 5 au 7 octobre à Essen.



Grass, de Kammerflimmer Kollektief

 
Bruxelles
 
Rentrée explosive au Kaaitheater. Meg Stuart crée avec Built to Last une pièce où cinq performeurs vont s’affronter à des compositions célèbres de Sergueï Rachmaninov, Ludwig van Beethoven, Iannis Xenakis, Meredith Monk et Arnold Schoenberg, suscitant des environnements et des états de conscience chaque fois différents.
Built to Last, de Meg Stuart, du 4 au 6 octobre au Kaaitheater, Bruxelles. 

Pour ouvrir la saison, un volet sur l’échec est proposé par Tom Bonte, directeur artistique et général du Beursschouwburg. L’échec, pensé positivement, prend acte avec et autour d’une exposition, à travers des performances, films, installations, concerts et une lecture. Ne pas avoir peur de l’inachevé (Adva Zakai), ni du raté (concours du cake le plus désastreux). Cherchons l’erreur. A Martin Schick, Charlotte Bouckaert, Gérald Kurian, Sarah Vanhee de la trouver.
I Fail Good, du 5 octobre au 24 novembre au Beursschouwburg, Bruxelles.


Bruxelles, Bruges

Après sa première mondiale en septembre, Jan Lauwers et la Needcompany présentent leur dernière création à Bruges et Bruxelles. Place du marché 76,  un spectacle épique, filant selon le cours des saisons et qui aborde des thèmes aussi durs que l’inceste, le deuil ou la pédophilie mais qui, touché par l’espoir, raconte aussi la survie et l’amitié. A l’occasion de ce spectacle, un CD à paraître, contenant les musiques de la pièce pour les saisons été, automne et hiver.
Place du marché 76, Jan Lauwers et Needcompany, le 12 octobre au Concertgebouw, à Bruges et du 24 au 27 octobre au Kaiitheater, Bruxelles.


Belgique et France

Le festival des arts sonores City Sonic fête son dixième anniversaire avec un dense programme de circonstance. S’attachant à mettre en résonance créateurs contemporains et espaces urbains, le festival invite à découvrir, sur un mode déambulatoire, un ensemble d’installations, performances, concerts et autres projections à travers trois villes belges (Mons, Bruxelles et Huy) et une française (Valenciennes). Signalons en particulier l’exposition Sonic Cinema présentée à Bruxelles dans un vaste espace patrimonial de 1000 m².
City Sonic, jusqu’au 16 octobre à Mons, Bruxelles, Huy et Valenciennes.


Lausanne

Arturo Ui dans le Cosmos. Le théâtre Vidy-Lausanne présente la dernière création de la compagnie STT. C’est dans le Cosmos que nous envoie Dorian Rossel entre voyage et découverte alors que Gianni Schneider nous plonge dans le milieu de la pègre de Chicago avec La Résistible ascension d’Arturo Ui, classique de Brecht qui, en filigrane, tente de démanteler l’arrivée d’Hitler au pouvoir.
Cosmos, de Dorian Rossel, du 9 au 12 octobre et La Résistible ascension d’Arturo Ui, mis en scène par Gianni Schneider, jusqu’au 13 octobre au Téâtre Vidy-Lausanne.


Crédits photos :
Villa + Discurso, de Guillermo Calderón, Photo : Maria Pas Gonzáles